Du mardi 17 au samedi 21 Septembre prochain, les Amis de la Maison James Norman Hall sont heureux de vous convier à découvrir l’exposition de Sue Pearson intitulée “Hina’s Granddaughters”.
L’installation de 10 minutes, est une expérience immersive de poésie, de chant, d’images animées et de sons projetés sur un écran de tapa ‘ahufara.
Il s’agit d’une collaboration entre Sue Pearson et Pauline Reynolds : Pearson en tant que directrice créative, photographe, créatrice d’images et d’écrans et Reynolds en tant que poète, compositrice et narratrice.
La poésie et l’imagerie évoquent le monde de Hina, la déesse des fabricants de tapa, qui continue de guider en chantant depuis sa maison sur la lune, à travers le cosmos et dans le cœur de ses descendants.
CONFÉRENCE, LE VENDREDI 20 SEPTEMBRE 2024
– 18H00, Maison James Norman Hall –
Également, le 20 septembre prochain à partir de 18h00, vous êtes conviés à assister à une conférence tenue par Sue Pearson, et son fils, John Clark, au sujet notamment de la création des œuvres exposées et de leur voyage à travers la fabrication du tapa.
Par ailleurs, durant son séjour, elle animera des ateliers d’impression textile de base avec des enfants de Arue.

Sue Pearson est artiste praticienne, une insulaire de Norfolk, une descendante des mutinés de Pitcairn, vivant sur l’île de Norfolk avec des liens ancestraux avec Tahiti et Arue par le biais de ses ancêtres de la Bounty.
Sue a déjà exposé « Hei III » au musée James Norman Hall en 2019 dans le cadre du programme Tapa.
Ce mois-ci, Sue est heureuse d’exposer « Garden of Aute » – une collection de pièces de tapa imprimées qui évoquent son héritage des tapa de Pitcairn, un voyage dans la récupération des compétences et des connaissances de la fabrication de l’ahu et l’évolution de nouveaux modèles. Sue travaille aussi dans le domaine de la gravure d’art.

John Kaleimakali’i Thornton Clark est un étudiant en kakau uhi, le tatouage traditionnel hawaïen. Natif de Hawaï et de l’île de Norfolk, il a des liens avec Tahiti et Arue grâce à ses ancêtres qui ont navigué sur la Bounty jusqu’à l’île de Pitcairn.
Résidant actuellement à Hawaï, son objectif est de développer une pratique de tatouage basée sur des outils et des concepts coutumiers pour les habitants de l’île de Norfolk, dont les ancêtres fondateurs ont été marqués traditionnellement il y a neuf générations à la fin des années 1700 alors qu’ils se trouvaient à Tahiti.
Une partie de ce projet implique qu’il retourne sur les terres de ses ancêtres pour recueillir des informations sur ses tupuna et cette pratique ancestrale. Il souhaite notamment s’entretenir avec des praticiens du tatouage. Dans son travail quotidien, John est épidémiologiste pour le Bureau de l’équité en matière de santé du gouvernement local d’Hawaï, qui se concentre
principalement sur l’amélioration de l’état de santé des Hawaïens de souche et des insulaires du Pacifique.
Au cours de sa présentation, John évoquera également sa pratique du kakau uhi et son cheminement dans cette tradition culturelle. Il explorera comment le processus de kakau uhi peut être considéré comme une pratique de guérison et comment on peut y participer.
RETOUR SUR
Lors de la conference, Sue PEARSON nous a fait part de l’histoire du Tapa, son procédé de réalisation, et des différentes techniques modernes pour réaliser des transferts de motifs sur cette matière. Vivant sur l’ile de Norfolk, l’artiste nous a fait part de l’histoire de ses ancetres, les vahine qui ont accompagné les matelots de la Bounty, de Tahiti jusqu’à Pitcairn. John THORTON, son fils étudie l’art du tatouage à Hawaii. Cette pratique donnant un résultat similaire à l’art sur le tapa nécéssite une préparation physique, et spirituelle. Le corps doit etre pret à recevoir le tatouage, et c’est à travers de traitements à base de médecine traditionnelle que le physique amène vers la dimension spirituelle de la pratique.
EN PLUS
L’art peut se partager de diverses manières. De fait, l’une des meilleures approches est certainement de pratiquer, et de faire pratiquer. Partout où elle va, Sue PEARSON aime partager son savoir-faire aux enfants. Ainsi, grâce au service Action sociale et Cohésion de la commune de Arue, 40 enfants issus des quartiers prioritaires de Arue ont été initiés par Sue et John, aux techniques de base d’impression sur textile.
Une belle manière de transmettre l’histoire de la Bounty, et le savoir-faire d’impression sur textile à base de végétaux.





0 Comments